Manifestation en faveur de la langue des signes

(nxp/ats)

Pour la Journée mondiale des sourds, 300 personnes ont défilé dans les rues genevoises pour défendre la langue des signes.Environ 300 personnes ont défilé dans les rues de Genève, samedi, à l’occasion de la Journée mondiale des sourds. Elles ont déploré le manque de moyens mis en œuvre pour faciliter la vie des malentendants.

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En Suisse, les personnes sourdes ont beaucoup de peine à recevoir des informations sous une forme adaptée à leur handicap. A Genève, ce droit est pourtant inscrit dans la Constitution. Cette dernière reconnaît également la langue des signes, tout comme le canton de Zurich. Ce geste demeure toutefois insuffisant.

Il faudrait appliquer ces principes, relève Sandrine Burger, la porte-parole de la Fédération suisse des sourds. Dans les transports en commun les annonces se font souvent oralement. A l’hôpital, il n’y a pas toujours de traducteur et se faire comprendre des services de l’administration est un énorme défi pour les sourds.


Retards à l’école

A l’école, les enfants sourds sont confrontés à de grandes difficultés et prennent du retard. Les cours ne sont pas adaptés à leur situation, à l’exception de quelques heures par semaine. Les implants leur permettent un peu d’entendre, mais ne sont de loin pas la solution à tous leurs problèmes, souligne Sandrine Burger.

Les manifestants se sont arrêtés devant une agence des Transports publics genevois (TPG). Quatre femmes se sont lancées dans une petite chorégraphie en langue des signes. Une autre a raconté, toujours avec les mains, ses mésaventures pour simplement se procurer un billet de train à un guichet.

En Suisse, environ 10’000 personnes souffrent de surdité. Les malentendants sont beaucoup plus nombreux, entre 800’000 et million. Parmi eux, on compte beaucoup de personnes âgées, explique Mme Burger. La Journée mondiale des sourds, qui se déroule au début de l’automne, est pour la première fois reconnue par l’ONU.