Sion sous les étoiles: Les fauteuils roulants sont les bienvenus, mais…

(20min.ch)

Un long post sur Facebook, publié le 12 juillet 2019, met en cause le festival et sa gestion de personnes à mobilité réduite. «On nous refuse catégoriquement l’entrée! Parce que nous n’avons pas réservé pour être «parqué» au parc prévu pour les handicapés sur l’estrade officielle… Tout cela soi-disant pour des normes de sécurité…», peut-on notamment lire.


Le festival devrait attirer en quatre jours près de 53’000 personnes sur la Plaine de Tourbillon. (Photo: François Melillo)

 

Contacté, Michael Drieberg, directeur de Sion sous les étoiles, explique avoir mis tout en oeuvre pour accueillir dans les meilleures conditions possibles les personnes en fauteuil roulant. Si elles s’annoncent en avance au 022 994 31 31, elles disposent d’une plateforme, de 30 places, accessible par un chemin goudronné, de toilettes adaptées à proximité, d’un parking réservé et leurs billets d’entrée sont gratuits.

Le Genevois confirme en revanche qu’il n’accepte pas que des fauteuils roulants puissent se trouver ailleurs sur le site du festival qu’aux endroits qui leur sont dédiés. Ceci pour «des raisons évidentes de sécurité». «Si l’on doit évacuer le terrain en urgence, il serait criminel pour le public de trouver sur leur route des obstacles de 300 kilos éparpillés sur le terrain. Ce serait un carnage et ma responsabilité serait engagée», explique-t-il. Michael Drieberg relève que Sion sous les étoiles ne fait pas figure d’exception. «Cette mesure sécuritaire est aussi appliquée dans d’autres festivals, salles de concerts et lors d’événements sportifs. C’est partout la même chose», rappelle-t-il.

L’AFFICHE
Jeudi 11 juillet 2019: Gavin James, Les Negresses vertes, Kendji Girac, Soprano. Vendredi 12 juillet 2019: Stevans, Jean-Baptiste Guégan, Zaz, Patrick Bruel. Samedi 13 juillet 2019: Pretty Maids, Krokus, Status Quo, Gotthard. Dimanche 14 juillet 2019: Camille & Julie Berthollet, Kids United Nouvelle Génération, Stars80 – Triomphe, Martin Solveig.

Sion sous les étoiles
Plaine de Tourbillon à Sion (VS). Prix: 95 fr./jour. Infos et billetterie: sionsouslesetoiles.ch

Le sport-handicap en fête à Macolin

(rfj.ch)

Macolin vit au rythme du sport-handicap dimanche à l’occasion de la 58ème Journée PluSport, plus grande fête fédérale dans ce domaine.


Le Biennois, Markus Gerber, président de PluSport a donné le coup d’envoi des festivités dimanche matin à Macolin.

 

Le sport-handicap vit sa plus grande fête fédérale dimanche à Macolin. Des milliers de personnes ont afflué de toute la Suisse sur les hauteurs de Bienne pour prendre part à la 58ème journée de PluSport, l’organisation nationale en matière de sport-handicap. Les participants se défient et mesurent leurs capacités sur un parcours alliant précision, dextérité, rapidité ou encore endurance.

Les festivités ont été lancés dimanche matin par le président de PluSport, Markus Gerber.


Son interview mené par Natacha Mengoli à (ré)écouter

IGORA : la BD à l’honneur au concours 2020

(Pro infirmis)

Le concours IGORA – cette fois sur le thème de la bande dessinée – est désormais ouvert ! En juin 2020, diverses récompenses seront attribuées aux plus belles créations en emballages métalliques (cannettes, tubes, barquettes, capsules, etc.).


Source: PPR, Nick Soland

 

Pour chaque œuvre, IGORA et Ferro Recycling versent une certaine somme à Pro Infirmis. Les artistes du concours Art du recyclage s’engagent ainsi indirectement pour une bonne cause. La coopérative IGORA est partenaire de Pro Infirmis depuis de nombreuses années.
Comme chaque année, la remise des prix aura lieu au zoo pour enfants Knie à Rapperswil : Franco Knie, président du zoo, s’engage lui aussi pour le recyclage.

Interview avec Franco Knie (en allemand)

Journée de la surdicécité: au moins 50’000 personnes en Suisse sont malvoyantes et malentendantes

(Le Nouvelliste)

Au moins 50’000 personnes en Suisse sont à la fois malvoyantes et malentendantes. Des actions ont été organisées à travers la Suisse ce jeudi dans le cadre de la journée internationale consacrée à ce double handicap.


Méconnue, la surdicécité était au coeur de la journée de jeudi. (illustration) kurzschuss photography gmbh / Damian Imhof

 

Ne pas ou peu entendre et ne pas ou peu voir: tel est le double handicap qui touche au moins 50’000 personnes en Suisse. Méconnue, la surdicécité était au cœur de la journée de jeudi.

Dans le cadre de la journée internationale consacrée à ce double handicap, l’Union centrale suisse pour le bien des aveugles (UCBA) a distribué des papillons dans plusieurs gares de Suisse. L’occasion de rappeler que les individus touchés par la surdicécité rencontrent des difficultés à communiquer, s’orienter, se déplacer et accéder à l’information.

Ces différents obstacles les incitent à limiter les interactions d’où un certain isolement social. Pour entrer en contact avec une personne atteinte de surdicécité, Carol Lagrange responsable romande de la communication de l’UCBA, précise « qu’il ne faut pas avoir peur de lui toucher le bras ou l’épaule ».

Syndrome d’Usher

Plus de 200 personnes sont atteintes de surdicécité dès leur naissance en Suisse. Et elles sont environ 400 à être touchées par le syndrome d’Usher, une maladie génétique qui provoque une perte d’audition associée à une déficience visuelle progressive.

A cette population s’ajoutent des seniors de plus de 65 ans qui, petit à petit, perdent leurs capacités auditive et visuelle. Au total, ce sont jusqu’à 200’000 personnes qui pourraient être affectées en Suisse, selon certaines statistiques.

Art à toucher

Dans le parc Légende d’Automne à Montbenon à Lausanne où se trouve un parcours de sculptures conçu pour que les personnes avec un handicap visuel puissent « voir » l’art avec leurs doigts, l’UCBA a par ailleurs organisé une immersion dans l’environnement des personnes sourdaveugles. L’artiste Sara H, sculptrice à l’origine du projet, ainsi que des personnes souffrant de surdicécité ont présenté et visité le site.

www.ucba.ch et www.legendedautomne.ch

Conductrice d’un fauteuil électrique égarée sur l’autoroute A2

(20min.ch)

La conductrice d’un fauteuil électrique s’est égarée sur l’autoroute A2, mardi après-midi. Un chauffeur de camionnette l’a escortée jusqu’à l’arrivée de la police.

Un chauffeur alémanique a été témoin d’une scène pour le moins inhabituelle alors qu’il circulait sur l’autoroute A2, mardi après-midi à hauteur de Bâle. «Quand la camionnette qui me précédait s’est écartée, j’ai vu une conductrice de fauteuil électrique en train de circuler sur l’autoroute», raconte Sven R.* à nos confrères de de 20 Minuten.

Le chauffeur a aussitôt ralenti et allumé ses feux de détresse, tout en prenant soin de rester derrière le fauteuil électrique afin de le protéger des autres véhicules.

«En même temps, j’ai appelé la police et suis resté en contact permanent avec la centrale», raconte Sven*. Pendant ce temps, l’utilisatrice du fauteuil roulant continuait à circuler sur la voie de droite, imperturbable. «Lorsque nous avons atteint un tunnel, elle a même allumé les phares de son fauteuil. Elle ne m’a pas semblé confuse», ajoute le chauffeur.

Progressivement immobilisée

À la sortie du tunnel, Sven* a profité d’un tronçon où la route est rétrécie sur une seule voie pour s’approcher d’avantage de la femme en fauteuil et lui suggérer de s’arrêter. Ce qu’elle a fait sans sourciller.

Le chauffeur a ensuite demandé si elle savait où elle se trouvait, ce à quoi la femme, âgée d’une quarantaine d’années, a répondu: «Oui, sur la route». Quand il lui a expliqué qu’ils étaient en fait sur l’autoroute, la conductrice du fauteuil a rétorqué: «Justement, j’étais étonnée par la vitesse à laquelle circulaient les voitures aujourd’hui».

La femme expliquera plus tard qu’elle souhaitait faire des achats chez un grossiste et qu’elle s’est simplement perdue.

«Personne n’est venu en aide»

Au bout de cinq minutes, la police est arrivée sur place pour intercepter la femme égarée et l’escorter vers la sortie la plus proche. «J’ai eu l’impression d’attendre des heures», raconte Sven*, qui déplore le manque de soutien des autres automobilistes: «Une seule personne m’a demandé si elle pouvait m’aider d’une façon ou d’une autre. Tout le monde regardait ou filmait la scène. Cela me rend triste et en colère».

La femme devra finalement s’acquitter d’une amende, a affirmé le porte-parole de la police bâloise Martin Schütz. Ce dernier a aussi félicité Sven*, estimant qu’«il est intervenu avec précaution» et que son soutien a été «précieux».

*Nom connu de la rédaction