Un groupe pour les LGBT en situation de handicap

(360.ch)


Laurence et Hélène dans «Cerveaux mouillés d’orages», de Karine Lhémon

 

Fondé au sein de l’institution Eben-Hezer en 2016, le groupe Alliage s’associe à VoGay pour soutenir et visibiliser les personnes LGBT en situation de handicap, ainsi que leurs proches.

Et voilà une couleur de plus à l’arc-en-ciel! L’association vaudoise VoGay a annoncé qu’elle accueillait désormais le groupe Alliage, premier du genre en Suisse romande, créé en 2016 par des résidents de la Fondation Eben-Hezer.

Son objectif: «répondre aux besoins des personnes conjuguant à la fois une orientation sexuelle, une identité et/ou une expression de genre atypiques, ainsi qu’une situation de handicap». VG Alliage propose notamment de lutter contre les discriminations croisées, les difficultés liées à l’autodétermination et l’isolement des personnes concernées par le handicap. Il s’agit aussi, bien sûr, de tisser des liens entre elles et le reste de la communauté LGBT.

Autant de thèmes évoqués par le documentaire français de 2016 «Cerveaux mouillés d’orages», qui sera projeté au cours de la soirée de lancement de VG Alliage, ce jeudi 17 janvier à Lausanne (Espace Dickens). La réalisatrice, Karine Lhémon, sera présente pour débattre en soirée. Venez nombreux, l’entrée est libre!

Apéro et présentation de VG Alliage dès 18h, avant la projection de «Cerveaux mouillés d’orages» (19h15), suivie d’un débat. Rendez-vous à l’Espace Dickens; 4 avenue Charles-Dickens; Lausanne.

Reyl signe un partenariat avec Swiss Paralympic en vue des Jeux de Tokyo 2020

(agefi.com)

Le groupe Reyl signe un partenariat de sponsoring avec Swiss Paralympic, organisation faîtière du sport handicap suisse.


François Reyl, Directeur général de REYL & Cie

 

Avec ce partenariat, le Groupe Reyl souhaite accompagner les athlètes helvétiques qui seront sélectionnés par Swiss Paralympic pour participer aux Jeux Paralympiques de Tokyo en 2020.

Ce dernier veut permettre aux athlètes de se concentrer pleinement sur leur préparation afin d’aborder le plus sereinement possible cette échéance paralympique et d’y réaliser leurs ambitions.

Thomas Troger, Président de Swiss Paralympic, déclare : «La Suisse doit créer des conditions-cadres optimales si elle souhaite continuer sur le chemin du succès. Seuls des partenaires engagés et porteurs de l’idée paralympique rendent ce succès possible, particulièrement dans le contexte du handisport.»

Swiss Paralympic est l’organisation chargée de la sélection des sportives et sportifs d’élite handicapés suisses pour les Jeux Paralympiques, les Coupes du monde et les Coupes d’Europe. Grâce à ses partenaires, elle prend notamment en charge le financement et l’organisation des participations de ses athlètes aux compétitions nationales et internationales.

Comment des malades psychiques reprennent goût à la vie

(Le Matin)

La Fondation Domus, soutenue par la Loterie Romande, prend en charge en Valais, dans un cadre chaleureux, des personnes frappées par des affections qui ont chamboulé leur existence.


Le travail dans l’atelier consacré à l’artisanat du bois permet de travailler sa concentration tout en donnant vie à un bel objet. Image: Raphael-Fiorina

 

Souvent, ils ont tout perdu, famille, travail, santé. Par ailleurs, ils sont stigmatisés, ce sont «les fous du village». Mais depuis plusieurs décennies, la fondation valaisanne Domus, leur offre un cadre institutionnel sécurisant. Quelque 130 collaborateurs, des éducateurs, infirmiers, thérapeutes, médecins et maîtres socio-professionnels prennent en charge, soignent et accompagnent dans leur vie quotidienne des adultes souffrant de troubles psychiques importants. «Comme son nom l’indique, souligne Philippe Besse, directeur de la fondation, Domus est la traduction latine de «maison». L’institution accueille ses hôtes dans un cadre propice à leur épanouissement, à Ardon et à La Tzoumaz en Valais et ce, en dépit de la maladie et de ses symptômes.»

Les ateliers thérapeutiques proposés au sein de l’institution visent, par différentes approches, à améliorer la santé des résidents. Pour parvenir à une qualité de vie optimale, ceux-ci apprennent à réaliser le meilleur compromis entre leur vulnérabilité, leurs compétences et les exigences du milieu dans lequel ils se trouvent. Les activités proposées, gérées par des thérapeutes, sont suffisamment souples pour s’adapter aux besoins et aux envies de chacun. Elles vont de la thérapie avec le cheval à l’artisanat du bois en passant par diverses autres activités comme l’art-thérapie, la musicothérapie et le théâtre. Et pour se réconcilier avec le regard des autres, des séances de psycho-socio-esthétique sont aussi à disposition.

En tout, 56 personnes sont placées en foyer, 167 dans les ateliers et le Centre de jour. «De plus, ajoute le directeur, une centaine de personnes qui ont pu retrouver un domicile fixe sont suivies chez elles par notre personnel spécialisé.» Les bénéficiaires disposent d’une rente AI et la mission de Domus découle d’un mandat de prestations de l’Etat du Valais. Mais la fondation s’est donné un autre but: déstigmatiser la maladie et les personnes handicapées psychiques. Une grande kermesse ouverte à la population se tient chaque année en septembre dans les jardins de La Tzoumaz. À la Saint-Nicolas, les enfants de la région sont accueillis au foyer d’Ardon. Les ânes et les poneys de La Tzoumaz descendent alors en plaine pour promener les petits visiteurs de la fondation.

Développer une activité touristique sociale

Ce n’est pas tout. Une buvette installée à La Tzoumaz permet en été à des familles ou à des promeneurs de passer un bon moment en altitude. «Des balades à cheval sont proposées aux enfants alors que leurs parents boivent tranquillement l’apéro», poursuit Philippe Besse. Justement, des jeux pour les petits ont été installés près du foyer grâce à un financement de la Loterie Romande et de la Commune de Riddes. Une première étape vers des ambitions plus grandes: construire avec les ateliers six mazots valaisans permettant à des familles de dormir sur place. «Que ce soit pour nos infrastructures ou pour le développement de nos activités de loisirs, la Loterie Romande a toujours répondu présent. Nous lui sommes très reconnaissants.»

Une collecte d’argent pour sauver la vie de Bettina

(20min.ch)

La Bernoise de 31 ans souffre d’amyotrophie spinale. Un médicament pourrait l’aider, mais sa caisse maladie refuse de le rembourser. Sa famille vient donc de lancer un crowdfunding.
par D. Krähenbühl/ofu


Bettina

 

Bettina s’accroche à la vie tous les jours. Malgré tout ce qu’elle a déjà dû traverser, elle n’a pas perdu le sourire. «J’aime le contact avec les autres personnes, lire et écrire. Et je collectionne les recettes de cuisine, même si je n’arrive plus à manger depuis 15 ans.»

La jeune femme de 31 ans souffre d’amyotrophie spinale, une maladie héréditaire qui se caractérise par une faiblesse et une atrophie des muscles. Actuellement, l’index gauche est l’unique membre qu’elle peut encore bouger. Avant, la pathologie était souvent mortelle parce qu’à un stade avancé les poumons cessent de fonctionner. Mais depuis 2017, un nouveau médicament permet de stopper l’évolution de la maladie.

Financer la première année de traitement

Le hic: le traitement coûte 600’000 francs la première année, puis 300’000 francs les années suivantes. Selon Thomas, le père de Bettina, la caisse maladie refuse de rembourser le traitement. C’est pourquoi la famille et les amis de la jeune femme ont lancé un crowdfunding dans l’espoir de récolter suffisamment d’argent pour financer la première année de traitement. Si le but devait être atteint, ils espèrent que le médicament sera pris en charge par l’assurance maladie de base, comme c’est le cas en Allemagne et en Italie.

«J’espère pouvoir continuer à entretenir mes liens sociaux. Je veux aussi avoir le temps de finir ma dissertation que j’écris actuellement à l’Uni de Zurich», explique la jeune femme dans une vidéo réalisée et publiée par ses proches.

Les personnes souhaitant soutenir Bettina peuvent se rendre sur ce site: bettina-will-leben.ch.

Recours contre les nouveaux trains CFF

(ats/nxp)

Après son échec fin novembre devant le Tribunal administratif fédéral, Inclusion Handicap poursuit son combat contre les nouveaux trains Duplex des CFF au TF.


Pour Inclusion Handicap, les nouveaux trains Duplex des CFF ne sont pas conformes aux exigences posées par la loi pour l’accès aux personnes à mobilité réduite. Image: Keystone

 

Inclusion Handicap, l’association faîtière des organisations d’handicapés, fait recours devant le Tribunal fédéral (TF) contre l’autorisation d’exploitation temporaire des nouveaux trains Duplex des CFF. Ces derniers ne seraient pas conformes aux exigences posées par la loi pour l’accès aux personnes à mobilité réduite.

A fin novembre, le Tribunal administratif fédéral avait rejeté dans sa quasi-totalité le recours d’Inclusion Handicap contre l’autorisation d’exploitation temporaire. Dans un communiqué publié jeudi, la faîtière affirme sa volonté de porter cette décision devant le TF.

La LHand mise en avant

Selon la loi sur l’égalité des personnes handicapées (LHand), les transports publics doivent être librement accessibles aux personnes en situation de handicap. Inclusion Handicap estime que le jugement du Tribunal administratif fédéral remet en question ce principe.

La loi prévoit que cet accès libre doit être garanti dès 2023. Or, les trains Duplex seront en service jusque vers 2060. L’accès aux transports publics est une condition élémentaire pour que les personnes en situation de handicap puissent vivre de façon autonome, souligne l’association.

Inclusion Handicap critique également le montant jugé exorbitant de l’indemnisation des parties, qui a été fixé à 250’000 francs. Dans ces conditions, le droit de recours des associations tourne à la farce: il n’existe en effet guère d’ONG pouvant se permettre de telles procédures, conclut la faîtière.