Special Olympics: des Valaisannes et Valaisans aux Jeux Mondiaux d’Abu Dhabi

(Le Nouvelliste)

Les Valaisannes et les Valaisans se parent d’or en natation et en basket lors des Jeux Mondiaux d’Abu Dhabi.


Fabienne Salamin présente la médaille d’or remportée sur 50 m libre lors des épreuves de natations aux Jeux Mondiaux de Spécial Olympics à Abu Dhabi /Photo Claudio Kernen

 

Les athlètes valaisans cartonnent lors des Jeux Mondiaux de Special Olympics à Abu Dhabi. Dans les bassins de natation, Fabienne Salamin conquiert le titre mondial du 50 m libre, l’argent du 50 m dos et le bronze en relais 4 X 25 m libre. Carole Berclaz se pare d’argent en 50 m dos et de bronze en relais 4 x 25 m en compagnie de sa compatriote. -Elle termine quatrième du 50 m libre. Vincent Matti rapatrie la médaille d’argent du 50m libre et le quatrième rang sur 25 m dos.


L’équipe de Suisse de basket de fête son titre après sa victoire en finale du tournoi des Jeux Mondiaux de Special Olympics à Abu Dhabi.

 

De leur côté, les basketteurs valaisans mettent dans le mille. Membres de l’équipe de suisse, Jan Markowiak, Christophe Priod, Emile Terrettaz, Kevin Kessler et Lauriane Lopez, la seule fille du groupe, remportent le titre mondial de la catégorie mixte. Coachée par Claude Duport, leur entraîneur au sein du club de Sion, la formation rouge à croix blanche s’impose en finale face à l’Inde, 28-24

La délégation helvétique décollera dans la nuit du Moyen-Orient pour regagner la Suisse.

Les riches n’auront plus droit aux prestations complémentaires

(nxp/ats)

Les personnes disposant d’au moins 100’000 francs seront privées de prestations complémentaires, en Suisse.

Les prestations complémentaires à l’AVS et à l’AI ne seront plus offertes aux personnes fortunées. Le National a finalisé la réforme. Après le Conseil des Etats, il a accepté mardi par 114 voix et 44 abstentions de gauche le compromis de la conférence de conciliation.

Ces propositions prennent en compte les positions des deux chambres. Comme le souhaitait le Conseil national, les personnes disposant d’au moins 100’000 francs seront privées de prestations complémentaires (PC). Le montant passera à 200’000 francs pour les couples.

Mais contrairement au modèle approuvé jusqu’à présent par la Chambre du peuple, un immeuble servant d’habitation à son propriétaire ne devrait en aucun cas être pris en considération. Plus question donc de prévoir une disposition sur le prêt garanti par une hypothèque. L’immeuble en question entrera juste en compte dans les revenus déterminants pour le calcul des PC.

Selon le modèle proposé par la conférence de conciliation, la réforme des PC devrait permettre d’économiser 453 millions de francs. La première version défendue par le Conseil des Etats portait jusqu’ici sur des économies à hauteur de 427 millions alors que le National visait 463 millions.

Franchise revue

Sur les montants des franchises pour la fortune, le compromis épouse l’avis du Conseil des Etats: 30’000 francs pour les personnes seules et 50’000 francs pour les couples. Le National voulait poser la barre encore plus bas, soit à respectivement 25’000 et 40’000 francs.

La solution des sénateurs s’est imposée sur un autre point. Après le décès du bénéficiaire de PC, les prestations perçues devraient être restituées à l’Etat pour la part de la succession qui dépasse un montant de 40’000 francs. Comme le voulait le National, les prestations complémentaires pourraient en revanche être versées directement aux homes et aux hôpitaux pour les taxes journalières.

Plus pour les loyers

Pour le reste, l’une des principales nouveautés de la réforme concerne le montant de l’aide au logement qui sera revalorisé. Une personne seule recevra entre 14’520 et 16’440 francs, selon la région, au lieu des 13’200 francs actuels. Ce montant était inchangé depuis 2001 alors que les loyers ont augmenté de plus de 20% depuis.

Les montants prévus pour couvrir les besoins vitaux des enfants de moins de 11 ans seront en revanche réduits. Ils restent inchangés pour ceux âgés de 11 ans et plus. La totalité du revenu de l’activité lucrative du conjoint ne sera pas non plus prise en compte dans le calcul des PC. Seuls 80% de ce revenu seront déterminants afin d’éviter de démotiver le conjoint qui veut travailler.

Les retraités et les salariés souhaitant se lancer en indépendants pourront continuer de retirer leur 2e pilier sous forme de capital. Le Conseil fédéral voulait imposer la rente à tous afin d’empêcher que certains dilapident leur argent et soient obligés de solliciter des PC ensuite.

Pas de référendum

Il y a un an, des associations de personnes âgées, de personnes handicapées, d’organisations de travailleurs, de femmes et l’ASLOCA ont constitué une alliance pour s’opposer à la réforme. Les Chambres fédérales ayant répondu à certaines de leurs demandes, notamment sur la revalorisation de l’aide aux loyers, elles pourraient renoncer au référendum. Leur décision tombera ces prochaines semaines.

La naissance des surfaces podotactiles

(KKG)

Seiichi Miyake, né en 1926 et mort en 1982, est un inventeur japonais. Il est connu pour avoir conçu les surfaces podotactiles, qui aident les piétons aveugles ou malvoyants à se déplacer.

En 1965, Miyake utilise ses propres fonds pour concevoir les briques tactiles. Les surfaces ont deux types : une avec avec des points et l’autre avec des lignes verticales. Les points indiques aux piétons qu’ils sont en danger, tandis que les barres verticales signifient qu’il est possible de continuer à avancer.

Deux ans plus tard, le 18 mars 1967, la ville d’Okayama est la première à installer cette invention pour les malvoyants.

10 ans plus tard, le système devient obligatoire dans les gares de la compagnie ferroviaire Japanese National Railways. Elles se sont ensuite progressivement répandues au Japon et dans le reste du monde.

En mémoire de l’inventeur le 18 mars 2019 un Google Doodle lui rend hommage.


Les surface podotactiles qui aident les piétons malvoyants à se déplacer.

 

Note:
Une surface podotactile, ou bande d’éveil de vigilance, est une surface présentant une texture que les piétons atteints d’une déficience visuelle peuvent reconnaître au toucher (par les pieds, au travers des chaussures, ou à la canne blanche), et dont on recouvre le sol de certains lieux publics pour leur signaler un danger : un obstacle, la sortie d’une zone sécurisée (principalement sur les trottoirs à l’entrée des passages piétons, et au bord des quais de voies ferrées), un changement de niveau (la bordure du trottoir, une ou plusieurs marches d’escalier), etc.

30e Congrès du Graap-Fondation

Pour son 30e congrès, qui aura lieu les Mercredi 8 et jeudi 9 mai 2019, le Graap a choisi d’aborder un thème délicat et qui ne laisse pas indifférent : la contrainte en psychiatrie…

L’usage de la contrainte sur les personnes concernées par la maladie psychique fait débat depuis de nombreuses années. Dès leur création, nos associations ont milité pour la contrer. Un combat qui s’est avéré payant puisque son utilisation a beaucoup évolué au cours de ces dernières décennies. Alors que dans les années 1980 elle était encore très répandue dans nos hôpitaux, parfois sous une forme extrêmement violente pour les patients (à l’image des mesures de contention mécaniques), les formes les plus brutales de contrainte ont aujourd’hui disparu en milieu psychiatrique. En outre, son usage est plus restreint et, surtout, extrêmement réglementé et contrôlé.

Il n’en reste pas moins que la contrainte subsiste encore dans le contexte actuel de la santé mentale, et qu’elle continue à faire débat. Les PAFA, l’usage des chambres de soins intensifs et les traitements forcés en sont trois des illustrations les plus marquantes. Avec des incidences directes et douloureuses pour les personnes qui subissent ces pratiques, mais aussi pour les proches et les personnes qui mettent en œuvre ces mesures.

Quel regard poser sur la situation actuelle dans les cantons romands ? Est-elle satisfaisante ou, a minima, acceptable ? Une psychiatrie sans contrainte est-elle possible ? Et comment une telle expérience est-elle vécue par les personnes qui la subissent, par leur entourage et par les différents acteurs impliqués ? Au-delà de la douleur qu’elle génère, peut-elle avoir un effet bénéfique ? Plus généralement, quelle société voulons-nous ? Comment gérer les tensions entre liberté et risque zéro, assistance à personne en danger et contrôle social ?

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Après un AVC, sa passion du dessin lui redonne vie

(20min.ch)

Un illustrateur de 26 ans a miraculeusement survécu à une attaque cérébrale. Malgré les séquelles, il expose à la Semaine du cerveau.

Il venait de réussir sa première année à l’École professionnelle des arts contemporains de Saxon (VS). C’était les vacances. Mais ce funeste soir du 7 juillet 2011, presque tout semble s’être déchaîné contre Clément Di Chirico. Alors qu’il tenait compagnie à des amis fumeurs devant un restaurant de Martigny, le jeune étudiant a fait un malaise et s’est écroulé, terrassé par un AVC.

«L’ambulance avait mis un temps fou à venir. Une fois à l’hôpital de Sion, le scanner était en panne», se rappelle Geneviève, la mère du jeune homme de 26 ans. Ce soir-là même les éléments semblaient en vouloir à Clément. «La Rega devait l’acheminer aux HUG, à Genève. Une violente tempête a contraint l’hélico à se poser à Collombey (VS). L’ambulance a pris le relais. Mon fils était entre la vie et la mort», poursuit Geneviève encore incrédule face à une telle succession de vents contraires.

Sauvé aux HUG

Les médecins des HUG ont réussi un miracle. Après un coma et quatre ans de combat, ce natif de Zurich qui a grandi à Lausanne finit par décrocher son diplôme d’illustrateur en 2015, malgré une hémiplégie et bien d’autres séquelles consécutives à son AVC. «Tout mon côté gauche était paralysé», relève le Vaudois en souriant. Lequel a mené de nombreux autres combats. «J’ai dû faire beaucoup d’efforts de sociabilité car j’étais devenu agoraphobe», se souvient le jeune homme de 26 ans.

Depuis lundi, dans le cadre de la Semaine du cerveau, ce jeune à l’AI participe à une exposition collective au CHUV . Toutes les œuvres ont été réalisées par des personnes touchées par une atteinte cérébrale.

En 2017, lors d’une expo à Montreux (VD), Clément Di Chirico a donné 50% des recettes à l’association Fragile Suisse. Le succès était au rendez-vous: grâce au bouche à oreille, ses illustrations ont été achetées par des amateurs en… Chine qui avaient vu des photos des œuvres du Vaudois.

Depuis, la fascination de Clément Di Chirico pour ce pays d’Asie n’a fait que croître. «Je prends des cours de mandarin. Je rêve d’être édité, de pouvoir vivre à 100% de mon art et d’aller exposer en Chine.»

Frontière ténue et absurde entre la vie et la mort

En attendant, celui dont le chemin de la résilience passe par des dessins en noir et blanc qui, de manière ou consciente ou pas, dévoilent cette frontière absurde et ténue entre vie et mort s’esquisse une nouvelle vie. Avec beaucoup de défis.

Et il prend un malin plaisir à déjouer les pronostics défavorables. Les spécialistes l’avaient préparé à une vie en fauteuil roulant? Il s’apprête à courir les 4 km de Lausanne, en mai. «Mes physios sont extraordinaires. Ce sont eux qui m’aident», s’enthousiasme-t-il. «Même quand le ciel est gris, il garde sa bonne humeur», se félicite Geneviève. En fond sonore, les mots de Renaud tonnent: «Toujours la banane, toujours debout. Retapé, remis sur pieds. Ressuscité.»

Une semaine pour célébrer le cerveau

Dans le cadre de la Semaine internationale du cerveau, qui se poursuit jusqu’à dimanche, trois cérébro-lésés exposent leurs oeuvres au CHUV. L’hôpital vaudois s’associe avec l’Unil et l’EPFL pour organiser une série de conférences-débats. Mémoire, olfaction, stress, épilepsie: plusieurs thèmes seront abordés. La faculté de biologie et de médecine organise aussi deux leçons inaugurales à l’auditoire César-Roux, au CHUV: le jeudi 14 mars à 17h15, la Pr Kerstin von Plessen va se pencher sur le développement chez des enfants avec une vulnérabilité génétique nécessitant une détection précoce et le lendemain à 17h15, ce sera au tour du Pr Raphaël Heinzer d’évoquer les multiples troubles qui affectent le sommeil en tentant de définir ceux qui sont inoffensifs et ceux qui représentent un risque pour la santé. Les HUG ne sont pas en reste. Ce mercredi, dès 19h, une conférence sur les sciences cognitives dans les stratégies de gestion de conflit de couple aura lieu à Uni Dufour, à Genève.