Plus de 1700 Suisses atteints d’un Covid long ont dû faire appel à l’aide de l’AI

(watson.ch/ats)

En 2021, le Covid long a forcé plus de 1700 personnes en Suisse à avoir recours à l’assurance invalidité (AI). Fatigue extrême, essoufflements et difficultés de concentration… des symptômes qui rendent la reprise du travail difficile.


Image: KEYSTONE

 

L’an dernier, 1775 personnes ont déposé une demande auprès de l’assurance invalidité (AI) pour des suites d’un Covid long. Cela correspond à 3,6% des inscriptions, a indiqué samedi l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS), revenant sur une information du journal Schweiz am Wochenende.

Un peu plus de 70% des inscriptions concernent des personnes de 46 à 65 ans. Les autres proviennent de patients plus jeunes, a précisé à Keystone-ATS le porte-parole de l’OFAS Rolf Camenzind. Les personnes concernées souffrent de fatigue extrême et d’essoufflement, mais aussi de difficultés de concentration.

Certains perçoivent déjà une rente AI. Dans leur cas, il s’agit de déterminer si le Covid-19 a entraîné de nouveaux handicaps et si le degré d’incapacité de travail doit être adapté.

Ce n’est que le début des demandes

Une première demande à l’AI ne signifie pas qu’une rente sera versée. L’AI tente d’abord de réintégrer la personne dans le marché du travail.

Jusqu’à présent, seule une très petite partie des personnes atteintes de Covid long se sont annoncées à l’AI, a relevé Rolf Camenzind. Bien d’autres devraient suivre, notamment des personnes qui ne touchent plus d’indemnités journalières en cas de maladie après deux ans.

Christian Salzmann, responsable de l’organisation de patients Long Covid Schweiz, s’attend aussi à une augmentation des inscriptions à l’AI. De nombreuses personnes concernées ne se sont pas encore annoncées, car elles ont peur de faire face à des complications administratives, selon lui.

La réinsertion dans le travail est encouragée

De nombreuses personnes en contact avec l’organisation sont tombées malades lors de la première et de la deuxième vague du coronavirus. Elles sont donc directement concernées par la fin prochaine du versement des indemnités journalières en cas de maladie.

L’AI recommande aux malades de s’annoncer après six mois d’incapacité de travail. L’organisation Long Covid Suisse a déjà de l’expérience en matière de réinsertion.

Un registre suisse?

Pour Christian Salzmann, les premières expériences sont positives. Il est important de trouver un équilibre entre la réinsertion professionnelle et les aspects liés à la santé.

Sur le plan politique, le responsable demande que la Confédération mette en place un registre national pour le Covid long. Cela permettrait de documenter systématiquement les cas et d’adapter les thérapies. La semaine dernière, la Confédération a rejeté l’idée d’un tel registre. (ats/myrt)

Il n’a pas seulement grugé une handicapée

(Le Matin)

Un avocat et notaire, accusé d’avoir détourné une indemnité de 610’000 francs destinée à une handicapée, a détroussé d’autres clients.

Par Vincent Donzé


Le notaire et avocat inculpé est aux abonnés absents. Lematin.ch/Vincent Donzé

 

Un avocat et notaire biennois accusé d’avoir délesté une paraplégique de 610’000 francs a arnaqué d’autres clients. Ici pour 1,1 million de francs, là pour 300’000 francs, là encore pour 90’000 francs, selon nos informations.

Victime d’un accident de voiture il y a 18 ans, une paraplégique avait refusé les 610’000 francs de l’assurance RC du conducteur fautif et demandé à son avocat de transmettre sa décision à l’assureur, mais l’homme de loi a fait verser cette compensation sur son compte privé sociétaire, avec 55’000 francs encaissés à titre d’honoraires.

Contrôle strict

«Sous le contrôle strict du canton, par la Direction de l’intérieur et de la justice, un notaire a l’obligation d’ouvrir un compte individuel pour chacun de ses clients», relève un avocat biennois.

L’Autorité de surveillance des avocats a résumé la situation ainsi: «Il a utilisé cet argent à son propre profit, ne reversant rien à sa cliente». Cette violation du code de déontologie vaut à l’avocat et notaire une interdiction d’exercer, mais elle ne constitue pas le seul délit qui lui est reproché.

Banques régionales

L’homme de loi conteste avoir détourné à son profit l’indemnité attribuée à sa cliente en chaise roulante, laquelle bénéfice d’une assistance sociale. Détail piquant, l’avocat et notaire biennois a présidé pendant deux ans une fédération jurassienne de banques régionales, alors qu’il présidait déjà le conseil d’administration d’une coopérative bancaire.

«Mes connaissances de spécialiste dans la banque et la finance seront un atout pour parer aux changements», a déclaré lors de son élection ce spécialiste en responsabilité civile et en droit des assurances.


Sa présence n’est plus souhaitée au Tribunal régional Jura bernois – Seeland.Lematin.ch/Vincent Donzé

 

Une instruction a été ouverte contre Me B. pour abus de confiance, éventuellement gestion déloyale. En partance pour Istanbul, l’avocat a été appréhendé l’hiver dernier par les gardes-frontières lors d’un contrôle à l’aéroport de Genève. Il a passé la nuit à l’Hôtel de police, avant son transfert à la Prison régionale de Berne.

Me B. a été placé en détention provisoire pour un mois, mais le procureur l’a relâché, le danger de fuite ne lui paraissant pas relevant. Ses comptes personnels et professionnels ont été bloqués dans plusieurs banques. Son avion qui a servi pendant la pandémie à rapatrier des Suisses de l’étranger a été saisi. Une mesure conservatoire de plus contre un prévenu qui a aussi commis un délit de chauffard entre son étude de Bienne et l’aéroport de Granges (SO).

Devoirs de diligence

Par son comportement, le prévenu a violé ses devoirs professionnels et «bafoué l’essence même des devoirs de diligence» de l’avocat de manière «intolérable». Me B., qui a choisi de séjourner à l’étranger, réfute toute intention de nuire.

Tout au plus Me B. admet un manque de réactivité. L’avocat radié du barreau a adressé un recours auprès du Tribunal administratif cantonal, avec le Tribunal fédéral en point de mire. Il a rendu son sceau notarial portant les armoiries du canton de Berne.

Des arrêts de bus sans obstacles pour les malvoyants

(rtn.ch)

Dans le canton de Neuchâtel, les aménagements des arrêts de bus ou des gares tiennent compte des besoins des personnes en situation de handicap visuel, mais il y a tout de même des aspects à améliorer. Un guide vient de paraître au niveau suisse afin de servir de référence


Patrick Mercet et son chien nous amènent devant la ligne de guidage
qui mène à un poteau métallique.

 

Quand une personne malvoyante prend le bus, la situation peut parfois s’apparenter à une course d’obstacles.

La Fédération suisse des aveugles et malvoyants vient de publier un guide, en partenariat avec l’Union des transports publics. Un document de référence qui doit permettre aux pouvoirs publics de construire et d’aménager des arrêts ou des gares qui tiennent compte des besoins des personnes handicapées de la vue. Les lignes de guidage au sol, des marquages, l’usage du braille et la suppression des obstacles font partie des priorités.

Neuchâtel s’en sort bien

Le canton de Neuchâtel fait plutôt figure de bon élève. En règle générale, la situation y est jugée satisfaisante par les milieux concernés. Il y a tout de même des aspects à améliorer. Nous nous sommes rendus sur la place Pury, à Neuchâtel, en compagnie de Patrick Mercet, le président de la section neuchâteloise de la Fédération suisse des aveugles et des malvoyants. Avec lui et son chien-guide, on suit une des lignes de guidage qui sillonnent la place, une ligne qui s’arrête… devant un poteau métallique. Patrick Mercet :

Triage dans les hôpitaux: «personne ne devrait avoir peur»

(Watson.ch)


La zone de triage des services de secours aux urgences de l’hôpital universitaire de Zurich.Bild: keystone

 

Les personnes en situation de handicap craignent d’être laissées pour compte lors d’un triage dans les hôpitaux en raison d’un nombre trop élevé de patients Covid. L’organisation Tatkraft demande désormais plus de protection. Des médecins ne voient pas cela d’un bon œil.

Par Vanessa Hann

«En Suisse, il manque des bases juridiques pour les décisions liées au triage des patients. Rien ne garantit que les personnes handicapées ne soient pas discriminées dans les hôpitaux surpeuplés», écrit Islam Alijaj sur Twitter. Le président de l’organisation de défense des personnes en situation de handicap Tatkraft veut changer cette situation. Avec d’autres personnes concernées et leurs proches, il adresse une lettre ouverte au Conseil fédéral: une loi doit remédier à cette situation.

Aujourd’hui, les directives situées dans le document Triage en médecine intensive en cas de pénurie exceptionnelle de ressources sont déterminantes en Suisse. Elles constituent une aide pour les médecins. Grâce à elle, ils savent quels patients doivent être traités en priorité en cas de triage. Elles ont été publiées par l’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM).

En novembre, nous avions décrypté ces règles

 

Pourquoi ce document est-il critiqué?

Ces «recommandations» ne sont pas suffisamment contraignantes, estime Islam Alijaj. «Nous sommes exposés à la bonne volonté des médecins quant à savoir s’ils peuvent nous offrir à nous, personnes handicapées, le soutien vital dont nous avons besoin dans le cas où il devrait y avoir triage», poursuit le lobbyiste du handicap:

«Cela peut signifier la mort si les chances de survie sont mal évaluées en raison du handicap»
Islam Alijaj, Président de l’association Tatkraft

De son côté, Islam Alijaj n’a pas eu à aller à l’hôpital pendant la pandémie. Cependant, nombreux sont ceux qui doivent le faire régulièrement. «Personne ne devrait avoir peur d’être perdant dans une situation de triage simplement parce qu’il est handicapé.»

Est-ce qu’il y a du mouvement sur le front politique?

La conseillère nationale Ruth Humbel (Le Centre/AG), comprend bien le problème. «Il ne faut pas être victime d’un triage en raison d’un handicap», a déclaré celle qui a présidé la commission politique de Santé du Conseil national en 2021.

Cependant, Humbel veut laisser ouverte la question de savoir si une loi est nécessaire pour protéger les personnes concernées contre la discrimination. «Il est difficile de créer une base légale dans de telles matières», point-elle. Cependant, une discussion politique et sociale sur le sujet du triage liée à la pandémie de Covid est absolument nécessaire:

«Il ne se peut pas que les personnes non vaccinées soient privilégiées par rapport aux patients atteints de cancer ou aux personnes handicapées lors du triage.»

En novembre, elle en parlait déjà

 

Une réflexion dans une situation explosive

L’inquiétude d’Islam Alijaj est explosive: le Groupe de travail scientifique de la Confédération sur le Covid-19 craint que les soins intensifs soient pleins dans les semaines à venir. La patronne de la Task force, Tanja Stadler, a déclaré, mardi, qu’environ 20 000 infections à coronavirus sont attendues prochainement. A Lucerne, les hôpitaux se préparent déjà à l’urgence.

 

Le même débat fait rage en Allemagne

Actuellement, la question du triage des personnes en situation de handicap provoque également des remous chez nos voisins. Mardi, la Cour constitutionnelle fédérale allemande a, en effet, ordonné au Bundestag (le Parlement) d’élaborer une loi sur la protection des personnes handicapées. Elle a ainsi donné suite au recours de personnes handicapées qui ont avancé les mêmes arguments qu’Islam Alijaj et son organisation.

En Allemagne, des critiques se sont alors élevées contre cette décision. Le médecin allemand Uwe Janssens, spécialiste des soins intensifs, a déclaré au Deutschlandfunk: «Nous ne voulons pas que le juge soit assis au chevet du patient».

Janssens est l’ancien président de l’Association allemande interdisciplinaire de médecine intensive et d’urgence, soit l’équivalent de l’ASSM. Il craint que derrière les inquiétudes des personnes handicapées se cache une mauvaise compréhension des directives de triage. «Notre prémisse la plus élevée en médecine est l’égalité de traitement. Le fait qu’une personne soit en fauteuil roulant ou handicapée d’une autre manière ne joue aucun rôle», explique Janssens. Le médecin souligne, en outre, les limites de la législation:

«Aucune loi au monde ne peut reproduire ce qui se passe au chevet d’un patient»

Il faut faire confiance à l’équipe soignante pour qu’elle rassemble les résultats et en déduise une probabilité de succès clinique, estime le spécialiste.

En Suisse, une élue a déjà mené la charge

Il est intéressant de noter qu’en Suisse, une initiative politique a déjà été prise dans ce sens. En décembre 2020, la conseillère aux Etats Maya Graf (Verts/BL) a demandé au Conseil fédéral d’examiner si les lois existantes garantissent que les décisions de triage ne discriminent pas les gens en raison de leur handicap. Le gouvernement a proposé de rejeter le postulat de l’élue.

Maya Graf aurait pu porter l’affaire devant les tribunaux. La co-présidente d’«Inclusion Handicap» y a, toutefois, renoncé après que l’ASSM a modifié ses directives dans le sens des organisations de personnes handicapées. L’élue a retiré sa demande et s’est même déclarée satisfaite.

Mais, maintenant que le sujet a refait surface en Allemagne, la situation a apparemment changé. Mardi, Maya Graf a déclaré à SRF News qu’elle souhaitait reprendre son postulat, car elle constate:

«Il faut des bases juridiques bénéficiant d’un large soutien politique. Elles donneraient une sécurité juridique au personnel sur place qui doit décider dans une situation de triage.»

Adapté de l’allemand par jah

(article original)

Mieux comprendre le sens de la vue

(admin.ch /PSI)

Villigen, 03.01.2022 – Des chercheurs du PSI ont mis en lumière la structure d’un élément important dans l’œil. Il s’agit d’une protéine dans les cellules en bâtonnets de la rétine qui nous permettent de voir dans la pénombre. En tant que canal ionique dans la cellule membranaire, la protéine permet de transmettre le signal visuel de l’œil au cerveau. Les personnes chez qui la molécule ne fonctionne pas correctement en raison d’une maladie héréditaire deviennent aveugles. Les chercheurs ont déchiffré la structure en trois dimensions de la protéine et ont ainsi contribué à ouvrir la voie à un futur traitement. L’étude paraît dans Nature Structural & Molecular Biology.

«Si nous pouvons observer les étoiles la nuit, c’est grâce aux cellules en bâtonnets de l’œil, explique Jacopo Marino, biologiste au Laboratoire de recherche biomoléculaire du PSI. Ces cellules sensorielles sont tellement sensibles à la lumière qu’elles sont même capables de détecter des photons qui nous parviennent depuis des endroits éloignés de l’espace. C’est vraiment étonnant.» Le fait que notre cerveau transforme finalement ces rayons de lumière en impressions visuelles est notamment dû au canal ionique CNG. Des chercheurs du PSI réunis autour de Jacopo Marino ont maintenant réussi à décrypter sa structure en trois dimensions.

Le canal ionique joue le rôle d’un portier qui décide si et quelles particules peuvent pénétrer à l’intérieur des cellules sensorielles. Il est incorporé dans l’enveloppe lipidique – la membrane cellulaire – des cellules en bâtonnets. Dans l’obscurité, le canal ionique, et donc la porte de la cellule, est complètement ouvert. Mais lorsque la lumière atteint l’œil, une cascade de processus s’enclenche dans les cellules en bâtonnets. Cela provoque finalement la fermeture de la porte et empêche que des particules chargées positivement comme des ions calcium puissent pénétrer dans la cellule.

Ce signal électrochimique est transmis jusqu’au centre de la vision du cerveau par des neurones, ce qui nous permet par exemple de percevoir un éclair de lumière. «L’idée d’élucider la structure de cet important canal ionique est née il y a presque 20 ans, au moment où Gebhard Schertler et Benjamin Kaupp effectuaient déjà des recherches sur ce thème», relève Jacopo Marino. Tous deux sont co-auteurs de l’étude.

La persévérance a porté ses fruits

Suite à des travaux laborieux et fastidieux, la doctorante Diane Barret a isolé la protéine canal provenant d’yeux de vaches, c’est-à-dire à partir d’échantillons issus d’abattoirs. «Cela a été une tâche très exigeante, car la protéine est très sensible et se décompose rapidement. Elle est aussi présente en très faible quantité dans les échantillons de base», fait valoir Diane Barret. Il a fallu deux ans pour en réunir suffisamment et pouvoir procéder aux analyses. «Nous étions tous les deux trop obstinés pour abandonner, souligne en riant Jacopo Marino. Mais cela a payé à la fin.»

Grâce à la technique de la cryo-microscopie électronique, les chercheurs ont finalement déterminé la structure en trois dimensions du canal ionique. «Contrairement à d’autres travaux déjà effectués sur la structure du canal ionique, nous avons analysé la protéine native, telle qu’elle existe dans l’œil. Nous sommes donc beaucoup plus près des conditions réelles, telles qu’on les trouve dans un organisme vivant», indique Diane Barret.


La doctorante Diane Barret prépare un échantillon pour la cryo-microscopie électronique.
(Photo: Institut Paul Scherrer/Markus Fischer)

 

Connaître précisément la structure de la protéine canal est notamment important pour développer des traitements contre des maladies héréditaires incurables, par exemple contre la rétinite pigmentaire. Les cellules visuelles meurent progressivement et les gens deviennent aveugles. Une des causes possibles est liée au fait que l’organisme n’arrive pas à fabriquer correctement la protéine canal CNG en raison d’une anomalie génétique. Le canal ionique ne se referme pas complètement lors de l’arrivée de la lumière. L’équilibre électrochimique au sein des cellules s’en trouve perturbé, ce qui fait qu’elles meurent.

«Si l’on trouve des molécules qui agissent sur le canal de manière à ce qu’il se referme complètement, on pourrait empêcher que les cellules dépérissent et donc que les gens deviennent aveugle», argue Jacopo Marino. Maintenant que l’on connaît la structure exacte de la protéine, il est possible de chercher de manière ciblée de telles molécules.


Le biologiste du PSI Jacopo Marino dans son laboratoire
(Photo: Institut Paul Scherrer/Markus Fischer)

 

Barrière supplémentaire

La protéine est composée de quatre parties: de trois sous-unités A et d’une sous-unité B. C’est seulement dans cette combinaison que se forme un canal ionique fonctionnel. Les chercheurs du PSI montrent dans leur étude pourquoi la sous-unité B joue manifestement un rôle aussi important. Une branche latérale de la protéine, un seul acide aminé, fait saillie par rapport au reste de la protéine, à la manière d’une barrière devant un portail. Le passage à travers le canal s’en trouve tellement rétréci, qu’aucun ion ne peut passer.


L’équipe de recherche du PSI: Gebhard Schertler, responsable du domaine biologie et chimie,
avec ses collaborateurs Diane Barret et Jacopo Marino (depuis la gauche)
(Photo: Institut Paul Scherrer/Markus Fischer)

 

«Personne ne s’attendait à cela, nous avons été totalement surpris», affirme Diane Barret. D’autres goulots d’étranglement existent en effet dans la sous-unité A, des portes principales en quelque sorte, que l’on pensait jusqu’ici être les seules. Fait intéressant, cette barrière supplémentaire ne se trouve pas seulement dans l’œil de la vache, mais chez tous les animaux, ont montré les chercheurs. Du crocodile à l’être humain en passant par l’aigle, tous les êtres vivants qui développent ce canal ionique dans leurs yeux disposent, à cet endroit de la protéine, du même acide aminé saillant. Le fait qu’il ait été conservé de manière aussi constante au cours de l’évolution montre qu’il doit être indispensable pour le fonctionnement du canal.

Texte: Institut Paul Scherrer/Brigitte Osterath


À propos du PSI

L’Institut Paul Scherrer PSI développe, construit et exploite des grandes installations de recherche complexes et les met à la disposition de la communauté scientifique nationale et internationale. Les domaines de recherche de l’institut sont centrés sur la matière et les matériaux, l’énergie et l’environnement ainsi que la santé humaine. La formation des générations futures est un souci central du PSI. Pour cette raison, environ un quart de nos collaborateurs sont des postdocs, des doctorants ou des apprentis. Au total, le PSI emploie 2100 personnes, étant ainsi le plus grand institut de recherche de Suisse. Le budget annuel est d’environ CHF 400 millions. Le PSI fait partie du domaine des EPF, les autres membres étant l’ETH Zurich, l’EPF Lausanne, l’Eawag (Institut de Recherche de l’Eau), l’Empa (Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche) et le WSL (Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage).

Lien vers le site du PSI